Scandale

L1010943Cela fait 25 ans maintenant qu’André Dang tente de faire croire aux kanaks que SMSP leur appartient. Un fait divers particulièrement navrant et désolant pour la crédibilité de la doctrine nickel vient de montrer le mode opératoire de cette gigantesque tromperie. Il s’agit de la négociation du départ à la retraite du secrétaire général de SMSP, l’illustre Marcel Thomas, l’homme des hautes ambitions du président spécialisé dans ses basses œuvres. Cela faisait quelques années pourtant qu’André Dang essayait de s’en séparer. Tâche pas si facile car l’homme connaît beaucoup trop de choses compromettantes qui pourraient nuire à la réputation du non moins sulfureux Mystère Dang. Pour l’amener à négocier son départ, ce dernier avait demandé aux trois autres cadres alors proches de lui (qui ont depuis tous quitté volontairement la SMSP) d’écrire un courrier dénonçant sa consommation abusive d’alcool qui n’est bien évidemment un secret pour personne, pas plus pour les salariés que pour les syndicats. A l’unanimité les cadres avaient tous condamné la méthode proposée, pensant qu’il revenait à lui seul de prendre la responsabilité de s’en séparer. Après 23 ans de bons et loyaux services, le secrétaire général part donc à la retraite au taux plein… A n’en pas douter, le détail du solde de tous comptes est à la bonne gestion de l’entreprise pays ce que les Borgia étaient au catholicisme.
Pour acheter son silence. André Dang a demandé aux administrateurs que lui soit attribuée une prime exceptionnelle de départ de 33 millions de francs, somme à laquelle s’ajoutent les congés payés, le salaire du mois d’août et la quote-part du treizième mois, soit 47 millions. Suite aux détails fournis par le nouveau directeur financier Karl Therby, lesquels sont retranscrits par la secrétaire de séance Peggy Leclainche, l’un des administrateurs s’est tout de même étonné du salaire mensuel de base de l’intéressé qui s’élève à 2.6 millions de francs (très exactement 2 968 000 par mois pour le secrétaire général et 5 000 000 francs par mois pour le PDG selon les déclarations nominales trimestrielles transmises à la CAFAT). Après concertation, les administrateurs ont finalement accordé une indemnité de 42 millions de francs comprenant la dite prime qui n’est pas prévue par la loi et les indemnités légales.
L’heure des comptes. La société doit faire face à de graves problèmes de trésorerie puisque compte tenu des difficultés rencontrées par ses filiales NMC, KNS et CTM, elle est dans l’incapacité de régler ses dettes et de renégocier une restructuration des prêts consentis par la BPCE et l’AFD. Elle se targue de détenir 51% mais ne contrôle pas les projets gérés par les multinationales pourtant minoritaires au regard de leurs actions. Grâce aux administrateurs de SMSP ainsi qu’aux élus de l’assemblée de la provinciale du Nord, cette prime exorbitante de droit commun attribuée au secrétaire général sera ponctionnée sur les avances en compte courant que les représentants de la collectivité publique auront consenties.  
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